header

Erreur

[SIGPLUS_EXCEPTION_SOURCE] La source d'image est censée être une URL complète ou un chemin d'accès relatif au dossier de base d'images spécifié dans le back-end, mais /galleries/pessan n'est ni une URL ni un chemin relatif à un fichier ou dossier existant.

Eglise Saint-Michel de Pessan

abbey logo56PESSAN (Gers) : Eglise SAINT-MICHEL, ancienne abbaye

 

 


Notice rédigée par Françoise Bagnéris
Professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse
in "Anciennes abbayes en Midi-Pyrénées"
(ISBN Addoc : 2.906793-19-1 ; ISBN Randonnées Pyrénéennes : 2-905521-45-7)

 

HISTOIRE


La fondation de l'abbaye de Pessan semble être l'une des plus anciennes du département, puisqu'un monastère existait avant le VIIIe siècle. Malgré sa position fortifiée, au sommet d'une colline du Gers, il aurait été dévasté en 724 par les Sarrasins. Le chapitre de l'abbaye était composé de quatorzer religieux au XIIe siècle, puis de douze à partir du XIVe siècle.
Possession des Comtes d'Astarac durant tout le Xe siècle, l'abbaye fut donnée au début du XIe siècle à l'abbaye de Simorre par le comte Raymond d'Asttarac, avec de nombreux domaines, pour éviter que ses descendants n'usurpent ses biens, et réparer les injustices de ses ancêtres. En retour, Simorre devait la restaurer. Ce souhait ne se réalisa pas, car l'abbaye de Pessan se voulut, momentanément, indépendante.



En 1250, l'église fut détruite par un incendie, à l'exception du transept ; mais grâce à des dons importants, elle put être restaurée et l'autel majeur fut consacré en 1252.
Au XVIe siècle, l'abbaye est de nouveau détruite durant les guerres de Religion. Relevée sous Henri IV, elle fut décularisée en 1748, et sa communauté remplacée par une collégiale de douze chanoines qui, en 1793, fut supprimée à son tour : ils vivaient déjà en maisons individuelles comme de simples prêtres.
L'abbaye fut confisquée, ses biens vendus, l'église devint paroissiale. Mais l'inventaire, en 1790, prouve dans quel état d'abandon le monastère se trouvait déjà avant le XVIIIe siècle, alors que les abbés, véritables seigneurs laïcs, seigneurs de Pessan, souvent élus chanoines de la cathédrale d'Auch, venaient seulement prélever les revenus de leur abbaye.
De nombreuses restaurations eurent lieu à partir de 1872, avec la fondation de deux chapelles et la création d'un couvent.


DESCRIPTION

{gallery}/galleries/pessan{/gallery}

EGLISE

Extérieur :

Malgré d'importantes réfections portant le style du XIXe siècle, les murs de l'édifice permettent une lecture simple de la chronologie. Nef et transept sont bâtis en pierre de petit appareil. Cette nef pouvait s'ouvrir par une large porte percée dans le flanc nord, où une sculpture en réemploi pourrait remonter au XIe siècle, comme l'ensemble.
Le transept, au-dessus de cette base, a été surélevé avec un appareil beaucoup plus régulier, en pierre de belle qualité : on l'a surmonté d'une salle haute, munie d'une meurtrière.
L'abside tout entière, bâtie dans un même matériau, porte trois grandes fenêtres dans ses trois pans coupés. Le tout peut être attribué à la campagne de reconstruction postérieure à l'incendie de 1250, ainsi que la fortification du petit village par des encientes et des portes successives.

Intérieur :

La nef, très restaurée, comporte trois travées, voûtées d'ogives ; le choeur, de belles proportions, porte des clés et des culots sculptés à thèmes variés, au travail simplifié.
La croisée du transept est surélevée par tois arcs doubleaux de grande taille, supportant une salle haute et le clocher.
Dans le croisillon sud du transept, une fenêtre murée a été dégagée. Son large ébrasement, encadré par deux grosses moulures toriques, pourrait également remonter au XIe siècle.

LES BATIMENTS MONASTIQUES


Les bâtiments étaient encore visibles en 1802; Détruits depuis lors, le cloître, au sud de la nef, est remplacé par un jardin, autour d'un puits initial. Les quelques chapiteaux qui en proviendraient peuvent être datés du milieu du XIIIe siècle, et attribués à la reconstruction du monastère. Un enfeu du XVe siècle, aménagé contre le bras sud du transept, atteste le rôle de cimetière tenu par le cloître, ouvert aux paroissiens depuis la mise en commende en 1473.
La chapelle saint-Joseph fut accolée contre le mur de la nef en 1877. Au sud-ouest de l'église fut également construit au XIXe siècle le couvent de la sainte-Agonie, qui termina l'importante campagne de restaurations entreprise alors par l'archevêché d'Auch.


bibliographie :

BRUGELES (Dom Louis Clément de) : "Chroniques ecclésiastiques du diocèse d'Auch", Toulouse, J.F ROBERT, 1746, p.247
GABENT (Abbé Paul) : "Monographie locale de Pessan", Auch, imprimerie Jinqua, 1908
"PESSAN", in "Gascogne romane",, La Pierre-qui-vire, Zodiaque, 1978, p.39 (coll "La nuit des temps")


{backbutton}

{jgototop} {/jgototop}

Imprimer E-mail