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Abbaye Sainte-Marie de Souillac

Notice rédigée par Françoise Bagnéris
Professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse
in "Anciennes abbayes en Midi-Pyrénées"
(ISBN Addoc : 2.906793-19-1 ; ISBN Randonnées Pyrénéennes : 2-905521-45-7)


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abbey logo56Histoire

La légende attribue la fondation de l'abbaye à saint Eloi, ministre de Dagobert au VIIe siècle. Néanmoins, l'existence de cette abbaye n'est avérée qu'au Xe. Son fondateur réel serait le comte et abbé d'Aurillac Géraud. Le nom de Souillac provient de "souilh", désignant un terrain marécageux que les moines ont asséchés. L'église actuelle a été construite entre 1075 et 1150. Elle replace une église du IXe siècle dont il ne reste que la tour porche. Après une phase de prospérité, un premier déclin intervient durant la Guerre de Cent Ans. L'abbaye est fortifiée durant cette période. Un rebond, entre 1453 et 1562, est suivi d'un second déclin dû, cette fois, aux guerres de religion. Les bâtiments monastiques sont détruits en 1573. Entre 1659 et 1712, H. de la Mothe-Houdancourt, abbé et aumônier d'Anne d'Autriche, mène des restaurations. En 1790, les moines sont chassés, l'abbaye est vendue et abandonnée. En 1803, l'abbatiale devient église paroissiale. Elle est classée monument historique en 1841 et son transept est alors surélevé. Plusieurs restaurations interviennent au XIXe siècle. Les effets de celles qui avait été effectuées au XVIIe sur la coupole sont effacés par les travaux de 1932-1935.

C'est sur un terrain marécageux, dans un bassin tracé par la Dordogne, au milieu des falaises abruptes et boisées, qu'une communauté de religieux s'installa au début du Xe siècle, grâce à de nombreux dons et à la générosité particulière de l'abbé d'Aurillac, et du vicomte de Cahors, ses protecteurs. Ce fut une abbaye importante, régnant sur environ quatre-vingt églises et prieurés.
Un siècle de constructions, à partir de 1075 jusqu'au milieu du XIIe siècle environ, permit l'édification de l'église ; les bâtiments monastiques durent également être élevés alors, mais il n'en subsiste pas de trace.
En effet, l'abbaye de Souillac fut ruinée au XVIe siècle ; en 1562 et en 1573, les calvinistes attaquèrent le monastère ainsi que la ville qui s'était formée aux alentours afin d'occuper "un des meilleurs passages sur la Dordogne". Incendie et éclatement de mines y laissèrent d'importants dégâts.
C'est grâce à Monseigneur de la Mothe-Houdancourt, aum^ponier d'Anne d'Autriche et grand bâtisseur, que le monastère se releva de 1628 à 1684. Affilié à la congrégation de Saint-Maur, il fit l'objet d'un projet de reconsctruction, en partie réalisé avec des moyens modestes, et poursuivi au début du XVIIIe siècle : mobilier, décor, toiture continue sur la nef et l'église, etc ...Les quelques moines qui y étaient encore à la Révolution furent soutenus par la population locale qui les protégeait, voulant ainsi maintenir le collège que ces derniers avaient fondé.

En 1790, l'église fut dévastée, mais devint église paroissiale en 1803 et fut peu à peu restaurée ; les travaux portèrent notamment sur la réfection des absidioles et la construction des toitures extérieures des coupoles. Ainsi, les bâtiments monastiques ne furent pas depecés : transformés en dépôt de tabac, ils furent rachetés en 1965 par la municipalité qui y installa divers équipements sociaux. Dans l'aile est, qui donne sur la place, des associations diverses cohabitent (halte-garderie, Croix-Rouge, clubs de danse, de sports, etc ...) ; une partie des bâtiments abrite enfin le nouveau musée de l'Automate, ouvert en juillet 1988, qui présente plus d'un millier de pièces du XIXe siècle provenant notamment de la collection Roullet-Decamps.

Description

L'Eglise :

Extérieur :

très restaurée du XIXe siècle, l'église présente un bel appareil de pierre blanche. Son chevet harmonieux se compose d'un abside et de deux absidioles à pans coupés, alternativement percés et aveugles. Aucune sculpture n'y figure encore.

Deux étages de petites fenêtres, disposées en quinconce, au-dessus du chevet, éclairent deux couloirs superposés. Ce "chemin de ronde" se poursuit au-dessus du transept et de la nef, formée seulement de deux travées. A l'ouest, une tour carrrée serait levestige du clocher du Xe siècle.

Intérieur



La nef, à l'appareil et aux proportions très pures, est couverte par deux coupoles. Une troisième couvre la croisée du transept. Toutes sont portées par d'importants arcs brisés, soutenus par d'énormes contreforts intérieurs. Un passage les traverse et permet de longer toute l'église.
L'abside et ses absidioles, voûtées en "cul-de-four", ont conservé nombre de leurs chapiteaux, aux thème variés. Les stalles du XVIIIe siècle subsistent.
Au revers du portail ouest ont été remontés, au XVIIe siècle, les restes d'une grande composition de façade romane illustrant la légende du miracle de Théophile ainsi que le célèbre tumeau et la grande sculpture représentant le prophète Isaïe.

Les bâtiments monastiques

A l'ouest de l'église, un grand portail monumental classique et de belles grilles du XVIIIe siècle réutilisés dans le porche d'entrée nous offrent des oeuvres de qualité.
En revanche, les bâtiments monastiques élevés au sud de l'église aux XVIIe et XVIIIe siècles présentent une pauvreté certaine. La façade de pierres blanches de petit appareil et de tailles diffférentes montre des percements irréguliers et des hésitations dans l'encadrement des très hautes fenêtres.
Le projet élaboré par les moines de la Congrégation de Saint-Maur attribuait classiquement le rez-de-chaussée à la sacristie et à la salle capitulaire et l'étage au dortoir. Une imposante cage d'escalier du XVIIe siècle, en pierre, donne accès aux étages supérieurs, trés remaniés et redivisés par de nombreuses cloisons. A droite de l'escalier, un couloir mène à l'ancien cloître : il fut plaqué à l'intérieur de la cour du XVIIe siècle ; une inscription le date de 1712. Enfin, l'aile ouest a du être élevée au XIXe siècle seulement.
Il semble donc que ces bâtiments, reconstruits au XVIIe et XVIIIe siècle, n'aient pas bénéficié au départ de fonds bien importants. Mais leur intérêt est de présenter un ensemble abouti, à partir d'un projet initial connu.

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