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Abbaye Notre-Dame de Beaulieu

Beaulieu-en-Rouergue 82330 GINALS

beaulieu

Elle a probablement été fondée en 1144 par l'évêque de Rodez Adhémar III. La première église ayant été détruite pendant la croisade des albigeois, il fallut reconstruire l'abbaye, projet financé par un autre évêque de Rodez, Vivien. La construction débute en 1275 et s'achève au début du XIVe siècle. L'abbaye subie de nouveaux dommages pendant les guerres de religion (destruction du cloître). Elle connaît ensuite un sort semblable à celui de Noirlac. Au XVIe siècle, elle passe sous le régime de la commende, ce qui contribue à renforcer le mouvement de désaffection qui la touche. Avant la révolution, il ne reste que trois moines. L'abbaye est vendue en 1791 comme bien national ; elle fut en partie démantelée et transformée en exploitation agricole au 19e siècle. Rachetée en 1960 par des amateurs d’art qui bénéficièrent d’une aide de l’Etat, elle a fait l’objet de très importants travaux de restauration, poursuivis depuis 1973 par la Caisse nationale des monuments historiques et des sites. Grâce à l'intervention de Mérimée, son unité fut sauvegardée. Elle fut classée monument historique en 1875, ce qui n'empêcha pas son délabrement. Rachetée par des particuliers, Mr et Mme Brache, en 1959, l'abbaye est sauvée grâce à leur intervention, associée à celle de l'Etat. En 1973, le couple Brache fait don de Beaulieu à la Caisse nationale des monuments historiques, qui poursuit sa restauration tout en en faisant un centre d'art contemporain, conformément à la volonté des donateurs. L’église, édifiée au 13e siècle, est un exemple du gothique le plus pur (nef unique, coupole octogonale, hautes baies, rosaces). Des piliers de la salle capitulaire se déploient en palmier. Ils sont ornés d’un décor polychrome aux motifs géométriques. Il est intéressant de comparer la structure de cette salle à celle, plus légère, de l’ancien cellier.

Rehaussés au 17e siècle, les bâtiments abbatiaux ouvrent sur le parc. Avec la chapelle des convers, située sur la rive de la Seye, ils forment un ensemble harmonieux accordé à la nature, exemple vivant de l’esprit cistercien. Depuis 1973, l’abbaye de Beaulieu est un centre d’art contemporain qui abrite une collection renommée

 

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D’un un style épuré, les piliers de la salle capitulaire se déploient en palmier. Ils sont ornés d’un décor polychrome aux motifs géométriques.

• Une église gothique Eclairée par de hautes baies ogivales, cette abbatiale d’une sobriété toute cistercienne ouvre sur l’aire du cloître démoli à la fin du XVIIIe siècle.

• Une collection d’art contemporain. Michaux, Dubuffet, Vieira da Silva, les représentants de l’abstraction lyrique et de l’informel, ainsi que des artistes régionaux y sont présentés. Chaque année, avec le soutien du Centre des monuments nationaux, l’association culturelle de Beaulieu organise une exposition thématique temporaire.

 

Connaître l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue

• La nouvelle vie de l’abbaye. Vendus comme bien national à la Révolution, ses bâtiments sont en partie démantelés. Rachetée en 1963 par des amateurs d’art l’abbaye fait l’objet de très importants travaux de restauration menés avec l’aide de l’Etat. En 1973, les propriétaires font don de l’édifice et de leur collection à la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, actuel Centre des monuments nationaux.

• Une collection vivante. Aux premiers tableaux inscrits dans la donation, sont venus s’ajouter des dons et des acquisitions de l’Association culturelle de Beaulieu.

L'église et les bâtiments monastiques

L'abbaye se situe dans un cadre charmant. Elle est longée par un petit cours d'eau bordé d'arbres, qui forme un bassin poissoneux au sud de l'église.

L'église, très sobre, comme l'exigeait Saint Bernard, est longue de 56 m. La croisée du transept est surmontée par une belle coupole octogonale perçée de huit roses aux motifs variés. Le chevet est éclairé par sept étroites fenêtres en lancette, de même que la nef.

Dans le croisillon sud du transept, on aperçoit les traces d'un escalier qui menait au dortoir des moines. Dans le croisillon nord, on trouve la Porte des morts, qui ouvrait sur le cimetière.

Les bâtiments monastiques ne sont pas tous conservés et beaucoup ont été remaniés. On ne trouve plus rien du dortoir des moines, réaménagé en appartements au XVIIe. La salle des moines a été

transformée en cuisine au XVIIe. Le réfectoire a lui aussi été transformé aux XVII et XVIIIe siècles en logis abbatial. On lui a adjoint deux tourelles qui lui confère un air de petit château. Des bâtiments monastiques, seuls la salle capitulaire, le cellier et le dortoir des convers semblent être d'origine. La salle du chapitre est l'une des premières constructions voûtées d'ogives du Midi de la France (début XIIIe). Les chapiteaux et les culots sur lesquels s'appuient les ogives sont dénués de tout ornement. Le cellier, légèrement plus tardif, traduit une première évolution : les corbeilles des chapiteaux sont ornées de motifs végétaux et leurs tailloirs sont octogonaux. Quant au dortoir des convers, c'est une pièce spacieuse (25 m de long), dotée d'une belle charpente, qui accueille aujourd'hui des expositions d'art contemporain.

 

Renseignements utiles :
adresse : Abbaye Notre-Dame de Beaulieu-en-Quercy - 82330 GINALS
site web : https://beaulieu-en-rouergue.monuments-nationaux.fr/
Tél. : 05 63 24 50 10 - Fax : 05 63 24 50 14

 

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