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Abbayes bénédictines en Midi-Pyrénées

abbey56Principales fondations bénédictines en Midi - Pyrénées (VIeme - XIeme siècle)
 
Sources écrites : "Anciennes abbayes en Midi-Pyrénées", ouvrage collectif, "Addocc Midi-pyrénées" - "Randonnées Pyrénéennes" editeurs, 1991 seconde édition

 

Sur le plan architectural, l'histoire des abbayes débute sous l'Empire romain lorsque, par l'Edit de Milan, en Avril 313, Constantin admet la liberté de culte et concède aux chrétiens le droit de ne plus déïfier l'empereur ; Constantin, comme ses prédécesseurs est Empereur par la seule force brute des armes de ses légions, apès élimination physique de ses rivauxpotentiels ou déclarés (Rome ne possèdant pas de constitution régissant les règles successorales à la tête de l'Empire est soumise aux "pronuciamentos" militaires de ses légions fortement "barbarisées", avec tous les excés que ce vide offre en opportunités aux plus ambitieux et sanglants : guerres, meurtres, assassinats, coups d'état permanents, déliquescence politique et économique, qui finiront par avoir raison de l'empire millénaire.

Proche successeur dans le temps de Dioclétien (244-311), habile militaire qui a tenté de restaurer avec succés l'unité de l'Empire mais a terni la fin de son règne par les dernières persécutions massives contre les chrétiens, Constantin (272-337) va s'illustrer devant l'histoire par deux réformes fondamentales :
 
  • d'abord, comme c'était déjà le cas pour ses prédécesseurs, il confirme le système d'exécutif de dyarchie puis de trétarchie. Le gouvernement du trop vaste Empire est scindé entre deux empereurs (Auguste) autoproclamés, eux-même assistés par un "César" en charge de l'assister dans l'administration de sa partie d'empire et de lui succéder ; dans ce système, il est évident qu'un "Auguste", celui qui a choisi son alter-ego, a des qualités de fin politique, le second étant plus spécifiquement un brillant soldat, souvent sorti du rang, dont la tâche essentielle sera de diriger les opérations militaires aux frontières de l'empire contre la menace permanente que représentent l'afflux des peuples barbares chassés par d'autres envahisseurs (dont beaucoup sont déjà intégrés aux légions romaines dont ils constituent le fer de lance et imposent des empereurs sortis de leur rang).Mais Constantin va plus loin que ses précédesseurs et crée les conditions qui se révèleront déterminantes pour l'empire romain d'occident ; par la création de la ville de Constantinople en Asie mineure, qu'il choisit comme capitale de l'Empire en y déplaçant l'administration impériale ainsi que sa cour romaine, l'épicentre de l'empire se trouve maintenant à l'Est où il perdurera jusqu'au XVe siècle avec l'empire byzantin. Car loin de se romaniser comme l'envisageait Constantin, cette cour va s'hélleniser totalement et ne regardera plus Rome que de très loin comme une petite ville de province.
 
  • D'autre part, Constantin qui ne sera baptisé (par l'évêque aryen Eusèbe de Nicomédie !), comme c'était le cas à l'époque, que sur son lit de mort, radicalisera son catholicisme, ne cessant d'avantager les chrétiens dont les cadres sont indispensables à l'administration impériale, et d'intervenir dans leurs querelles dogmatiques (il convoque le concile de Nicée et exilera le prêtre Arius, créateur de la thèse arianiste déclarée shismatique), de marquer une profonde aversion aux cultes d'hier, même s'ils déïfiaient l'empereur ; cette politique sera poursuivie par ses successeurs, et c'est ainsi que les cultes païens seront progressivement interdits et dépouillés de leurs temples dont la possession passera aux chrétiens.
 

C'est ainsi que naissent en pays occitan certaines des premières abbayes, au premier rang desquelles Notre-Dame de la Daurade au bord de la Garonne, qui a traversé les siècles au prix de profondes transformation et où est rendu un culte à la Vierge Noire, qu'elle abrite sous sa nef, censée favoriser les grossesses heureuses.

 

Nous ne comptabiliserons pas dans le tableau qui suit ces fondations antérieures à l'apparition de la règle de Saint-Benoît ; ce sont les abbayes bénédictines postérieures et pré-cisterciennes, fondées entre les VIe et XIe siècles dans nos régions, qui sont ici rappelées ; bien entendu, les indications relatives aux départements et communes n'ont d'autre signification que de permettre une localisation actualisée de ces abbayes, puisque c'est leur fondation même puis leur action économique au-cours des siècles qui donneront naissance aux regroupements de population qui plus tard deviendront des villes.

 

 

Siècle
VIIe siècle
 
VIIIe et IXe siècle
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Xe siècle
 
 
 
 
 
 
 
 
XIe siècle
 
Département
Tarn
Tarn-&-Garonne
Ariège
 
 
 
 
Aveyron
 
Haute-Garonne
Gers
 
 
 
 
Lot
 
Hautes-Pyrénées
 
 
Tarn
 
Tarn-et-Garonne
 
 
Ariège
Aveyron
 
Gers
Lot
Haute-Pyrénées
Tarn
 
Tarn-et-Garonne
Gers
Haute-Pyrénées
Commune
Castres
Moissac
Camon
Foix
Le Mas d'Azil
Lézat-sur-Lèze
Pamiers
Conques
Vabres-l'Abbaye
Venerque
Condom
Faget-Abbatial
Pessan
Saramon
Simorre
Figeac
Marcilhac-sur-Célé
Saint-Savin
Saint-Sever-de-Rustan
Villelongue
Lagrave (Le Troclar)
Sorèze
Castelsarrasin ?
Montauban (Montauriol)
St-Antonin-Noble-Val
Pamiers (Frédélas)
Belmont-sur-Rance
Nant
Eauze
Souillac
Larreule
Albi
Gaillac
Mas-Grenier
Tasque
St-Pé-de-Bigorre
Abbaye
Hauterive
St Pierre
?
Saint Volusien
Saint Etienne
Saint-Pierre
Saint Volusien
Sainte-Foy
Saint-Sauveur
Saint-Pierre
Saint-Pierre
Saint-Sauveur
Saint-Michel
St Pierre et St Paul
Notre-Dame (avant 817)
Saint-Sauveur
Saint-Pïerre
Saint-Savin
Sait-Sever
Saint-Orens
Sainte-Sigolène (770 ?)
Sainte-Marie
St-Pierre et St-Avit 
St-Theodard
St-Antonin
Saint-Antonin
?
St-Pierre
St-Gervais-et-St-Protet
Ste-Marie
St-Orens
St-Salvi
St-Michel
St-Pierre
St-Pierre
St-Pé-de-Générès
Fondation
625
entre 628 et 648
?
 
807
 
avant 849
730 ?
862 ?
avant 819
 
 
avant 817
 
 
838
 
 
 
 
 
816 ?
847
820 ?
763
961
942
926
950
 
970
921
972
940
 
1022