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Notre-Dame de Bonnefond

bonnefont 01Notre-Dame de BONNEFONT est située au coeur du Comminges, dans le département de la Haute-Garonne, à quelques encablures de Saint-Gaudens, dans cette région que les météorologistes nomment le Piémont pyrénéen, où le chaîne montagneuse se dévoile dans toute sa splendeur. Bien qu'à proximité de l'autoroute A89 "La Pyrénéenne" qui conduit de TOULOUSE jusqu'au Pays Basque en suivant les Pyrénées sur plusieurs centaines de kilomètres via Saint-Gaudens, Lannemezan, Tarbes, Pau et Bayonne, elle est isolée sur le territoire d'une petite commune nommée PROUPIARY, et on ne la découvre que difficilement après avoir emprunté un sentier de terre battue.
Fille de Morimond dont les moines l'ont fondée en 1136 sur des terres offertes par l'Evêque Roger de Noé et la Comtesse Flandrine de Montpezat, elle s'est rapidement développée puisqu'elle a donné naissance à six filles.

- Quatre en France ; Villelongue (1150), Boulbonne (1150), Peyrignac (1151) et Nizors (1184) ;

- deux en Espagne : Santé-Fe (Aragon - 1223), et La Baix (Catalogne - 1224).

plan_general A l'instar des autres abbayes cisterciennes du sud-ouest de la France, elle a participé, soit directement, soit en paréage avec un seigneur local, à l'oeuvre civilisatrice que furent les créations des bastides (villes nouvelles à concept urbanistique innovant pour l'époque, parfaitement pensé et adapté à sa fonction), d'où sont issues une grande partie des cités de notre région. Les communes de Mazères, Lestelle, Boussens, Plaisance-du-Touch sont ainsi des créations de l'Abbaye Notre-Dame de Bonnefont.

Comme pour toutes autres abbayes cisterciennes, la promulgation par l'Assemblée Constituante de la loi du 13/02/1790 ordonnant la confiscation des biens de l'Eglise, la suppression des ordres religieux et l'abolition des voeux monastique, signa l'arrêt de mort de Notre-Dame de Bonnefont.
Après l'expulsion des sept derniers moines, la confiscation et la vente des biens de l'abbaye au titre des biens nationaux, l'abbaye subit des dégradations irrémédiables : dilapidation des éléments architecturaux, démolition systématique des bâtiments pour exploitation de chaux sur place. Seuls demeurent intacts aujourd'hui le bâtiment des convers et la porterie.

Une "ASSOCIATION POUR LA SAUVEGARDE DE L'ABBAYE DE BONNEFONT ET DE SON PATRIMOINE", dont le siège social est situé à l'Abbaye de Bonnefont - 31360 PROUPIARY
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s'est constituée en 1981 et oeuvre depuis au dégagement du site, à des fouilles, à la réfection des toitures et mise en valeur du site, à la reconstitution du lavabo des moines. En 1998, elle a procédé au rapatriement de la façade de la salle capitulaire et au remontage d'un enfeu. Elle a en projet la réhabilitation des substructions dégagées et de l'étage du cellier, au remontage de la façade de la salle capitulaire et la reconsctruction partielle du cloître.
Elle a édité à l'intention des visiteurs une plaquette pour les guider dans leur découverte du site, et entretient sur place une exposition permanente consacrée à l'Abbaye de Bonnefont.

Nous reproduisons ici ce guide très bien réalisé et l'agrémenterons de quelques photographies réalisées sur place le 12/06/2009 :

bonnefont_02" Bienvenue à l'Abbaye de Bonnefont ",
" Vous vous trouvez actuellement devant la porterie de l'abbaye. Cet ouvrage, repris au XVème et au XVIème siècle, comporte au rez-de-chaussée un passage voûté, en briques foraines bâties de chant, à deux croisées d'ogives reposant sur consoles, surmonté d'une salle (actuellement inaccessible) servant de logement au moine-portier.
Ce bâtiment constituait le seul accès principal à l'enceinte de l'abbaye. Celle-ci était protégée par un mur continu, long d'environ 1500 mètres. Ce mur, presque arasé au nort, dont les vestiges demeurent de part et d'autre om à priximité de la porterie, est mieux conservé au sud où il atteint la hauteur de 2, 50 mètres. En amont du ruisseau qui traverse le site, un ouvrage permet au mur d'enjamber le courant.
En vous avançant sur le chemin qui relie la porterie aux bâtiments conventuels, vous apercevez, de l'autre côté du ruisseau, les restes de deux
édifices. A votre droite, un mur isolé est la seule
bonnefont_05trace d'une construction prolongée par un bassin, qui captait une source et assurait l'adduction d'eau aux bâtiments conventuels. Face à vous, un arbre isolé indique l'emplacement d'un colombier (pigeonnier), effondré en 1970. Cet édifice est présenté dans l'exposition permanente, située dans la galerie d'accès au cloître.
Approchez-vous maintenant du bâtiment subsistant. Sur son pighon, face à vous, se trouvent les traces de départ des voûtes qui appartenaient à l'église abbatiale. On y voit aussi un ancien passage (obturé), couvert en plein cintre, qui faisait communiquer la nef latérale sud avec l'édifice tel qu'il nous est parvenu. Vous pouvez apprécier, au vu des vestiges subsistants et sur le plan joint, l'importance de cette église, l'abbatiale Sainte-Marie, qui fut consacrée en 1167.
Longez la façde ouest du bâtiment jusqu'au porche. Vous pourrez, ce faisant, comparer les ouvertures romanes, conservées au rez-de-chaussée, et les traces de celles obturées de l'étage de même que les grandes fenêtres résultant d'un remaniement tardif. A droite du porche se trouve un mur isolé, trace d'une aile qui prolongeait l'édifice jusqu'au ruisseau. Sur l'autre rive, un moulin de belle taille, mangé par la végétation, servait à la communauté.
Vous pouvez accéder maintenant par le porche à l'exposition permanente, qui vous permettra de découvrir l'histoire et le rayonnement de l'abbaye de Bonnefont, de sa création à son démantèlement.
En traverssant le porche, vous accédez au cloître par son angle sud-ouest. Il était délimité, à l'extérieur, par les façades des quatre ailes de l'abbaye. Sur le périmètre intérieur courait un mur-bahut, sur lequel naissait une arcature contrefortée, incluant des colonnes doubles et des chapiteaux en marbre, aujourd'hui dispersés. Cette structure supportait un toit en appentis déversant les eaux pluviales dans le préau (aujourd'hui couvert de pelouse). En avançant dans l'aile sud, vous pourrez admirer la vasque du lavabo, reconstituée à partir d'éléments d'origine
bonnefont_06retrouvés à Boussens, à Saint-Gaudens, puis à Saint-Martory.
La vasque et le bassin sont alimentés par simple gravité, depuis la source captée plus haut. Le lavabo était enclos dans une avancée du cloître, couvert d'un auvent arrodi souteu par des colonnettes. Il faisant face à l'aile dite des réfectoires - située entre la galerie sud du cloître et le ruisseau - dont le plan exact nous est inconnu.
La galerie du cloître dans laquelle vous vous trouvez, donne sur un passage permettant d'accéder à des dépendances et à un vaste édifice qui court sur une soixantaine de mètres, à partir de la tour d'escalier ronde. On peut voir dans cet édifice de grandes dimensions, le logis abbatial primitif, lieu de résidence temporaire des abbés de Bonnefont.
En empruntant la galerie est du cloître, vous longez l'ailes des moines qui prolonge le transept de l'église. La pièce principale en est, au rez-de-chausséen la salle capitulaire où ont été deux colonnes de marbre provenant de l'abbaye, retrouvées à Saint-Martory. Cette salle servait, selon la règle, à la réunion de l'assemblée des moines de choeur, et à des lectures. Elle est séparée du transept par deux pièces de service, la sacristie, au fond, reliée à l'église, et l'armarium, où on déposait les livres de l'abbaye.
A droite de la salle capitulaire, on remarque les restes d'un escalier qui permettait d'accéder, à l'étage, au dortoir des moines.
bonnefont_04Au bout de la même galerie, vous pouvez accéder à l'église, par le passage qu'empruntaient les moines, Dans le choeur est installé le moulage d'un gisant, représentant un des comtes de Comminges, inhumé dans l'abbaye. On devine plus qu'on ne voit les deux collatéraux, et le vaisseau central, beaucoup plus large que ces derniers.
En resdescendant par le même escalier, on accède en longeant l'église, par la galerie nord du cloître, au dernier bâtiment qui nous est parvenu ; au passage, vous pourrez admirer, sur la droite, contre l'abbatiale, un enfeu (ou niche funéraire) au décor architectural gothique. L'étage dudit bâtiment donnant sur le cloître est une surélévation du XIXe siècle. La façiade initiale de l'étage se trouvait à l'aplomb des souches de cheminées.
Le rez-de-cuassée se décompose en deux parties : en entrant, vous vous trouvez dans un passage continu, redivisé au moment de la surélévation, qui reliait l'entrée de l'abbaye à l'église. Ce passage, totalement isolé du cloître à l'origine, était utilisé par la communauté des convers. On peut, en l'empruntant accéder au cellier de l'abbaye, actuel dépôt lapidaire où vous pourrez aussi admirer in-situ les quelques chapiteaux de bois ornant les piliers de chêne. Vous pourrez observer les baies romanes qui y sont conservées.
Ici s'achève la visite ".

 

L'abbaye de Bonnefont est parvenue jusqu'à la révolution française avec des bâtiments absolument instacts ; la Révolution se préoccupa uniquement des biens fonciers, dressant deux inventaires (l'un en 1791, l'atre en 179) qui ménageaient l'essentiel du patrimoine architectural.

C'est lors des ventes survenues au XIXe siècle que le bâtiment fut mis à sac ; les bourgeois, acquéreurs du foncier, se livrèrent au tafic des pierres restées e place ; aucun gardiennage n'étant prévu, du fait de son isolement, Bonnefont devint carrière, peut-être même four à chaux !

Des vestiges importants de l'abbaye vendus au XIXe siècle sont enore visibles de nos jours en Comminges :

  • à Saint-Martory, façade de l'ancienne salle capitulaire (gendarmerie désaffectée) et portail de l'église ;
  • à Saint-Gaudens : une partie du cloître (jardin public) ; l'autre partie du cloître est remontée au "Cloisters Museum" de New-York, et son jardin est planté d'une collection unique de 250 simples.
  • à Lestelle : descente de croix encastrée dans un mur du clocher ;
  • à Boussens : le bénitier ;
  • enfn, la façade de l'église de Touille : pignon ouest de l'église abbatiale

Eglise de Touille, dédiée à Saint-Ferréol

 

Si elle franchit sans encombre les conflits armés jusqu'a la fin de la Révolution Française, sa vente comme bien national à de nouveaux riches avides de gains rapides, dans une époque où la notion de patrimoine historique n'existait pas encore, fut fatale à l'abbaye ; la revente de ses pierres comme matériaux de construction céla sa rapide disparition.

L'église, dont il ne reste rien aujourd'hui, subit le même sort ; la façade en fut rachetée par la commune de Proupiary qui en fit celle de l'église paroissiale qu'elle érigea sur une hauteur où elle est magnifiquement mise en valeur et présentée aux visiteurs, avec la chaîne pyrénéenne en arrière plan.

Les représentations de l'église de l'abbaye de Bonnefond sont rares et datent de 1845, alors qu'elle était déjà dans un état pitoyable :

 

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Reproduction du tableau de renseignements à l'intention des visiteurs placé devant l'église de Proupiary :

 

Un peu d'histoire ...

Ancienne église

Jusqu'à la révolution de 1789, Touille était étendu sur deux paroisses : Saint-Vincent et le bourg. Sur l'emplacement actuel de l'église, une chapelle, probablement celle de l'ancien château, traversa seule les destructions de la révolution.
Dés lors devenue trop exigue, il était inéluctable de l'agrandir : ce fut décidé en 1833. Mais le coût en était élevé : subventions, recettes, dons (notamment ceux de la famille Lasvignes alors propriétaires du château et de l'usine), la somme ne fut réunie que trente ans plus tard ! La chapelle fut détruite en 1865

Achat de la façade

Au XIXe siècle, des "marchands" de pierres écumaient le pays et dispersaient le patrimoine : l'abbaye de Bonnefont, déjà en ruines, ne leur échappait pas, et pour la sauver, au moins partiellement, après tractatios entre plusieur communes, ce fut Touille qui réunit les fonds nécessairs à l'achat, en toute légalité, de la façade occidentale de l'église de l'abbaye le 25 avril 1865.

Eglise actuelle

La construction dura de 1865 à 1886. La façade de Bonnefont fut démontée pierre à pierre et transportée à Touille au prix de 88 voyages. Traversant le Sarlat par un bac, le pont n'existant pas en ce temps là.
Las, le remontage ne put qu'être approximatif : le pignon fut imaginé et complété par une horloge, le tympan disparut et un clocher latéral fut ajouté ! En 1872, le mur du cimetière fut érigé tel qu'on peut le voir, et en 1876, l'intérieur de l'église fut achevé avec les vitraux du choeur. La consécration du maître-autel, puis des chapelles latérales eut lieu en 1877. L'horloge est enfin installée en 1886.

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L'horloge

Un grave incident fut à l'origine du déplacement de l'horlage : en 1846, le contrepoids tomba au fond de la nef, ne faisant heureusement aucune victime ! De plus, le pignon se détériorant, il fut décidé de placer l'horloge sur le clocher, où elle se trouve maintenant et de réparer le fronton : on était en 1960. La dernière touche fut mise en 1996 avec la pose de nouveaux vitraux aux trois fenêtres de la façade, d'un style dépouillé très cistercien et moderne à la fois.

DESCRIPTION :

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Les vitraux


Ceux d'origine ont disparu et n'existaient déjà plus lors de l'achat de la façade. Ceux d'aujouord'hui ont été crées en avril 1996 par Pierre Riviere, maître verrier à Saint-Jean de Verges en Ariège. L'artiste a tenu à respecter la simplicité de l'art cistercien, tant par la pureté des lignes que par la teinte du matériau. Ce souci a été approuvé par la Direction Régionale des Affaies Culturelles

IN NOMINE PATRIS ET SPIRITU ... DEDICATA EST ...

Le chrisme


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C'est le monogramme du Christ, symbôle chrétien par excellence. Complet, il comprend deux cercles périphériques représentant l'alliance du ciel et de la terre. Il est divisé en six secteurs comprenant les lettres grecques X (khi) et P (rhô) qui évoquent le début du mot "christos". D'autres symbôles peuvent être ajoutés, comme une barre horizontale pour évoquer la croix ...
Ici, ce chrisme est très abîmé, mutilé pendant la révolution, sa lecture est délicate. On y distingue le P et le X (les séparations obliques des lobes)
A gauche, on peut lire "alpha", tandis qu'à droite "oméga" a disparu ("Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin ...). On peut voir aussi à la base, la lettre "S" inversée qui représenterait le Saint-Esprit. La lecture globale de ces lettres devrait alors être plutôt faite à la lumière d'une innovation iconographique des XI ou XIIIème siècles ; elles seraient des lettres latines : "P"= le Père, "X"= le fils, "S" le Saint Esprit ; symbôle de la Sainte Trinité

Les rosaces :

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Aucun dessin ne saurait indiquer de façon sûre la disposition d'origine des rosaces de l'abbaye de Bonnefont : ont-elles été remontées ici à l'envers ? plus haut ? ...
On remarquera que l'un a huit lobes (à gauche), et l'autre seulement six (à droite), et que leurs tailles ne sont pas identiques.
On notera que la sobriété architecturale actuelle n'est peut-être pas le reflet de la construction originale.

L'entrée principale

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De chaque côté du portail se trouvent deux colonnes de 2,65 m de hauteur : elles sont fines, d'un diamètre de 0,15 m, et ne sont pas décorées. Elles sont séparées par un pilier carré nu, en saillie, et surmontées chacune d'un chapiteau dont la corbeille est essentiellement formée de feuilles d'eau et de fleurs sans tige.
Des entrelacs séparent la corbeille du talloir, lui aussi ni. Les voussures du cintre sont formées au centre de quatre rangs de billettes cylindriques en damier, et vers l'intérieur de moullures spiralées. Un examen minutieux permet de distinguer des traces de coloration ocre et sanguine, des silhouettes de poissons polychromes. L'entablement autour du portail originel a disparu, de même que le tympan (y en avait-il un ?). Le portail lui-même n'est pas d'origine, et si l'entrée est aujourd'hui de plain-pied, il ne devait pas en être ainsi à Bonnefont.
Simplicité, rigueur, absence de superflu, l'influence cistercienne prévaut.

 

 

gaudens_afficheDes vestiges importants de l'abbaye vendus au XIXe siècle sont enore visibles de nos jours : ainsi, le cloître a été en partie cédé au XIXe siècle à un artiste américain passionné d'art roman, Georges Grey Barnard, qui a crée à New-York un musée des cloîtres rassemblant le Cloître de l'Abbaye de St Michel de Cuxac, acquis en 1913, puis successivement entre 1914 et 1922 les Cloîtres de Saint Guilhem le Désert, de Bonnefond, de Trie-en-Bigorre et de Froville en Lorraine ; le Métropolitan Museum, aidé par son mécène John.D.Rockfeller reprit ce musée en 1925 et l'installa sur une hauteur de Manhattan dominant l'Hudson où ces cloîtres ont été reconstitués au milieu d'un ensemble ambitieux rassemblant arts romans et gothiques. Avec son jardin dominant l'Hudson, planté de 250 simples, plantes médicinales utilisées au moyen-âge, le cloître de Bonnefond en occupe une part significative.. Les deux représentations ci-dessous proviennent de l'encyclopédie libre WIKIPEDIA qui en autorise l'utilisation :

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La partie demeurée en France (chapiteaux, base et colonnes) se trouve reconstituée dans un jardin public, le Square Eugène Azéma, à Saint-Gaudens. Un panneau à l'entrée du square en assure la présentation aux passants.

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SAINT-MARTORY

La petite ville de Saint-Martory, située en Comminges, dans le département de la Haute-Garonne, non loin de Saint-Gaudens, est la cité la plus proche du site de l'ancienne abbaye cistercienne de Bonnefond.
Elle est connue sur un plan touristique par son pont qui enjambe la Garonne ponctué par l'Arc de Triomphe de 1725, érigé par l'Intendant de Gascogne d'Etigny qui marque l'entrée de la cité ; cet Arc porte deux bas-reliefs circulaires : l'un représente une poule, en l'honneur d'Henri IV, le bon roi Henri, qui voulait que chaque français puisse manger tous les dimanches une poule au pot ; l'autre, un soleil, en l'honneur de son petit-fls, le roi Louis XIV, sous le règle duquel il fut érigé.

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Le canal d'irrigation de saint Martory y prend également naissance avant d'aller irriguer la riche plaine alluviale de Garonne jusqu'à Toulouse..
L'église paroissiale est superbe : d'époque médiévale, elle porte un ***chrisme*** et l'allée qui en fait le tour est ponctuée de trésor, tels un mégalithe de deux mètres, classé à l'inventaire des monuments historiques, et la stèle mortuaire d'une jeune gallo-romaine, Oréama, décédée à l'âge de 10 ans.

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Mais sur ce monument déjà remarquable a été rapportée la porte de l'église de l'abbaye de Bonnefond, qui en constitue depuis plus d'un siècle, l'entrée principale.

 

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En sus de cette entrée, la ville de Saint-Martory avait récupéré la façade de la salle capitulaire de Bonnefond, qui avait été remontée sur la façade du premier étage de l'ancienne Gendarmerie, comme en témoignent des cartes postales du début du XXe siècle. Mais la Gendarmerie a été déplacée, et ce bâtiment est devenu la Mairie de Saint-Martory ; lors des récents travaux de réaménagement et de resauration, la façade de la salle Capitulaire, classée monument historique, a été démontée, certainement pour revenir sur le site de l'abbaye, lorsque les travaux de restauration auront avancé.

 

   

 

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