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Notre-Dame de Berdoues

berdouesL'abbaye Notre-Dame de Berdoues (Berdona) fut fondée en 1137, la même année et non loin de l'Escaladieu dont elle n'est guère éloignée, puisque située au sud du département du Gers, au bord de la Baïse, sur des terres offertes par le Comte Bernard II d'Astarac et son fils Sanche à l'abbaye de Morimond dont elle est une fille. Le Comte habitait alors dans ce qui deviendra la bastide de Villefranche d'Astarac, sur une butte en terre au bord de la Gimone, sur laquelle ils avait fait édifier une tour de pierre faisant face à l'abbaye bénédictine de Simorre, avec laquelle il entretenait de violentes et durables querelles qui se solderont à son détriment après arbitrage royal.

Cet échec le conduira, par acte de paréage avec l'abbé de Berdoues, à fonder à six kilomètres de Berdoues la bastide de Mirande, dans laquelle les Comtes construisirent leur château et dont ils firent la capitale leur Comté ; outre un rôle très actif dans la fondation des bastides, qui constituent encore aujourd'hui le tissu urbain dans le sud-ouest de la France, Notre-Dame de Berdoues assaima dans quatre nouveaux monastères cisterciens :

  • Gimont (Gimundus - 1143), désigné également sous le nom de Planselve, au diocèse d'Auch, en bordure de Gimone ;
  • Valbuena (Vallis Bona - 1144), au diocèse de Palencia en Espagne ;
  • Huerta (Horta - 1144), au diocèse de Siguenza en Espagne,dont il reste encore aujourd'hui un ensemble grandiose ;
  • Eaunes (Elnae - 1150), au diocèse de Toulouse, dans la banlieue de Muret, dont les restes sont encore visibles.
Les moines furent expulsés en 1791, et l'abbaye et ses dépendances furent vendues comme biens nationaux ; elle est toujours la propriété de particuliers.

La chapelle et un escalier sont inscrits depuis 1933 à l'inventaire des monuments historiques et protégés.

 

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BERDOUES-PONSAMPERE (Gers)

Ancienne abbaye Notre-Dame

Extrait de la fiche consacrée à l'abbaye de Berdoues par Fraçoise Bagnéris dans "Anciennes abbayes en Midi-Pyrénées"

 

HISTOIRE

Aux environs de 1130, à la requête du Comte Bernard IV d'Astarac et de son fils Sanche, Walfred Gauthier, abbé de Morimond; décida d'envoyer un groupe de moines sur la terre de Berdoues.
Les conditions y étaient particulièrement favorables : dans une plaine fertile au bord de la grande Baïse, de très grandes terres et forêts lui étaient données. De plus, une des conditions de cette installation fut, semble-t-il, la construction préalable du monastère.
C'est donc en 1137 seulement que le groupe de treize religieux, dirigés par le moine Aubert, vint s'y installer.
Dès lors, les donations affluèrent : huit cent vingt-six actes de donations entre 1134 et 1260, quatrecent-soixante hectares de bois et trois cent hectares de terres au XVIIIe siècle. De nombreux moines l'occupèrent ; l'abbaye fonda même quatre bastides, dont Mirande et Pavie.Sa décadence commença avec sa mise en commende ; alors, le nombre de moines diminua rapidement.
Huit cent hectares lui appartenaient encore à la Révolution, et des constructions avaient été entreprises au XVIIIe siècle.
Mais tout fut vendu aux enchères en 1791. L'affectation des salles encore onsacrées à la vie collective était alors bien incertaine. Acheté par "le citoyen Xaintes", le monastère devint une carrière et fut en grande partie détruit.Le curé racheta les bâtiments encore debout en 1877 pour y créer un orphelinat, dirigé par des religieuses.
En 1905, ces bâtiments furent revendus à une famille d'exploitants agricoles.

DESCRIPTION

Les bâtiments monastiques

Le cloître : la totalité du monastère, édifié au début du XIIe siècle, a été démolie ; mais il reste pourtant un vestige : il s'agt de trois travées du cloître, à peu près carrées, assez irrégulières, voûtées d'ogives en boudin, pénétrant au sud dans un mur de briques, au nord sur les tailloirs de quatre piliers.Entre ceux-ci, des murs ont été bâtis, ainsi qu'une petite abside, pour créer une petite chapelle destinée à l'orphelinat, à la fin du XIXe siècle; mais un tel type de voûtement peut être daté de la première moitié du XIIe siècle.
Formé de sept travées sur chacune de ses allées, le cloître mesurait environ vingt-sept mètres sur trente mètres.
Peu de cloîtres, sauf celui de l'Escaladieu, ont gardé de tels vestiges.

L'hôtellerie

Elle occupait l'angle sud-ouest de l'église. Son asymétrie prouve sa liaison avec un autre bâtiment, aujourd'hui disparu, situé plus au nord, à destination de cellier. Sa façade simple, mais bien proportionnée, est surmontée d'un fronton, et cache un grand escalier dhonneur. Au XVIIIe siècle, les conditions de vie des abbés cisterciens ne manquaient pas de grandeur, lorsque, sous la commende, ils venaient surveiller leurs terres ...

 

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